Jean Décarie >> Notes de cours

Tableau comparatif

Objectivisme

Subjectivisme incarné

- La pensée est une manipulation mécanique de symboles. - Les symboles; les mots, les représentations mentales, prennent leur signification uniquement par correspondance avec les objets du monde extérieur.

- Les symboles qui correspondent au monde extérieur sont des représentations mentales des réalités extérieures.

- Puisque l’esprit utilise ses représentations internes de la réalité extérieure, l’esprit est un mirroir de la nature et conséquemment, un raisonnement correct est en étroite correspondance avec la logique du monde extérieur.

- La pensée est abstraite et désincarnée puisqu’elle est indépendante de tous contingentements du corps humain, de la perception et du système nerveux.

- Les machines tel l’ordinateur, ne font que manipuler des symboles qui correspondent aux objets du monde extérieur et donc sont capables de raisonnement signifiant.

- La pensée est atomisable c-à-d que les symboles sont subdivisables en petites parties qui peuvent être combinés par des règles complexes et manipulables.

- La pensée est logique et elle peut donc par l’utilisation de systèmes propositionnels, générer des modèles du monde.

- La pensée est incarnée. Les structures qui donnent naissance au système conceptuel, de la conscience, émergent de l’expérience même du corps et prend principalement pour bases, la perception, le mouvement du corps et le caractère du monde physique et social.

- La pensée est imaginative. Les concepts qui ne sont pas reliés au monde extérieur, utilise la métaphore, la métonimie et l’imagerie mentale qui vont audelà de la représentation en mirroir de la nature.

- Cette imagination est incarnée elle aussi puisqu’elle s’appuie sur l’expérience corporelle.

- La pensée est gestaltique et de ce fait n’est pas atomiste. Les concepts sont holistes, c-à-d qu’il y a plus dans le concept que la somme de ses composantes.

- La pensée est un système, sa structure est écologique. La formation des concepts prend naissance dans le processus cognitif qui fait intervenir la mémoire et le sens pour soi. Cette structure est plus que la combinaison mécanique des symboles.